RÉPLIQUE À LA SPORTS RIGHTS ALLIANCE
- 25 mars
- 4 min de lecture
24 mars 2026
À : Kirsty Coventry – Présidente du CIO ; membres du CIOObjet :
Admissibilité féminine – Réplique à la déclaration de la Sports Rights AllianceChère Présidente Coventry et chers membres du CIO,
Le Consortium International sur le Sport Féminin (ICFS) souhaite exprimer son soutien au renforcement de la frontière de la catégorie féminine dans le sport. Contrairement aux allégations contenues dans la récente déclaration de la Sport & Rights Alliance (SRA), ILGA World et Humans of Sport (ci-après dénommée « La Déclaration »), nous estimons qu’une politique et un protocole clairs d’admissibilité fondés sur le sexe protègent les sportives de la discrimination et du préjudice.
Nous, le ICFS, sommes un groupe parapluie d’organisations de dix pays dont la préoccupation spécifique est de garantir que le sport pour les femmes et les filles soit exclusivement féminin pour des raisons de sécurité, d’équité et de résultats crédibles. Bien que les entités ayant publié La Déclaration bénéficient du soutien de certains groupes de défense trans, la grande majorité des amateurs de sport comprennent le fait biologique de base que les femmes et les filles sont physiquement différentes des hommes et des garçons et nécessitent une catégorie exclusivement féminine dans les sports influencés par le sexe. C’est la raison pour laquelle il existe des catégories masculines et féminines dans la plupart des épreuves olympiques.
Les auteurs de La Déclaration semblent particulièrement préoccupés par la possibilité que le CIO adopte bientôt la politique de World Athletics exigeant un test de vérification du sexe (par simple écouvillon buccal) pour tous les athlètes souhaitant participer à la compétition féminine. Ils qualifient ce changement éventuel de politique du CIO de « recul de 30 ans ».
Nous le considérons plutôt comme un retour bienvenu à une surveillance appropriée de la catégorie féminine que le CIO a abandonnée à tort il y a 30 ans. Veuillez noter que, lors de la décision d’abandonner la vérification rigoureuse du sexe, les représentants du CIO ont admis que la majorité des sportives souhaitaient que le dépistage se poursuive : « Au moment des tests, toutes les athlètes féminines aux Jeux d’Atlanta [1996] se sont vu proposer un questionnaire rédigé en anglais et en français leur demandant si, selon elles, les tests des femmes devaient se poursuivre lors des futurs Jeux olympiques et si la procédure les rendait anxieuses ou non. Sur les 928 athlètes ayant répondu, 82 % estimaient que les tests devaient se poursuivre et 94 % ont indiqué qu’elles n’étaient pas rendues anxieuses par la procédure. » [Genetics in Medicine, 2000:2(4):249-254]
Les sportives avaient alors – et ont encore aujourd’hui – de bonnes raisons de soutenir des mesures contraignantes protégeant leur droit à un sport sûr et équitable. Les défenseures du sport féminin ont observé avec une horreur silencieuse ces 30 dernières années comment le CIO a échoué dans sa politique d’admissibilité féminine en : premièrement, autorisant des hommes castrés dans leurs compétitions (2003) ; deuxièmement, supprimant l’exigence chirurgicale et permettant à des hommes à faible taux de testostérone qui s’identifient comme femmes de participer (2015) ; et troisièmement, instaurant un « Cadre » politique qui remettait en question l’avantage compétitif masculin (2021). Chaque fois, le résultat a été pire pour les olympiennes et pour la crédibilité du CIO, le plus récent étant le scandale de boxe aux Jeux olympiques de Paris 2024. Chaque fois, les olympiennes et le public ont été rappelés que l’avantage masculin existe et qu’il sape les performances dans le sport féminin lorsque le CIO refuse de renforcer la frontière catégorielle.
Il est temps que le CIO revienne à une exigence strictement féminine, renforcée par une vérification du sexe au moyen d’un écouvillon buccal. Les arguments contre cette surveillance avancés par les partisans de La Déclaration s’effondrent lorsqu’ils sont examinés du point de vue féminin :
Cela viole-t-il les droits humains ? NON : Cela garantit la sécurité et l’équité des droits des femmes fondés sur le sexe dans le sport ; une exigence principale selon la CEDAW (articles 1, 10 et 13).
Cela viole-t-il la Charte olympique ? NON : Le 6e Principe fondamental de l’Olympisme stipule : « La jouissance des droits et libertés énoncés dans la présente Charte olympique doit être assurée sans discrimination d’aucune sorte, telle que race, couleur, sexe, orientation sexuelle, langue, religion, opinion politique ou autre, origine nationale ou sociale, fortune, naissance ou autre statut. » Le CIO a le devoir de reconnaître les athlètes et l’équité sur la base du sexe. Autoriser tout homme à participer au sport féminin constitue une discrimination fondée sur le sexe.
Tous les représentants de l’ONU soutiennent-ils les affirmations des partisans de La Déclaration ? NON : La Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes et les filles, Reem Alsalem, soutient fermement le principe de la vérification du sexe pour assurer la sécurité et l’équité des sportives.
Une nouvelle politique du CIO qui clarifie et renforce l’admissibilité exclusivement féminine dans les compétitions olympiques féminines, en mettant en œuvre une technologie améliorée d’écouvillon buccal qui identifie rapidement et discrètement la présence du gène masculin SRY, constitue la solution à trois décennies d’ambiguïté erronée et anti-scientifique dans la détermination de qui peut être considéré comme une athlète féminine. Elle est nécessaire pour garantir qu’aucun avantage masculin ne se retrouve dans les épreuves olympiques féminines à l’avenir. Elle assurera que les sportives des futurs Jeux olympiques bénéficient d’une compétition sûre, équitable et crédible.
De son côté, le CIO pourrait trouver un soulagement face aux scandales et aux questions constantes sur son engagement en faveur de l’intégrité. Peut-être qu’enfin, les spectateurs des Jeux olympiques pourront se concentrer sur les performances sportives exceptionnelles sans être distraits par des exhibitions absurdes résultant d’une politique inadéquate.
Veuillez y réfléchir.
Cordialement,
Les Membres Fondateurs de l’ICFS
Courriel : hello@ICFSport.org

RÉPLIQUE À LA SPORTS RIGHTS ALLIANCE






Commentaires