BIAS DE LA SOCIÉTÉ RADIO-CANADA (CBC) QUI PORTE ATTEINTE AUX ATHLÈTES FÉMININES
- il y a 6 heures
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19 avril 2026
À l’attention de :
Marie-Philippe Bouchard, présidente-directrice générale de CBC/Radio-Canada ;
Rebecca Zandbergen, présentatrice à CBC Ottawa ;
Maxime Bertrand, Ombudsman de CBC ;
Charlene Weaving, professeure à StFX ;
et Dr Andrew Hakin, recteur de l’Université St. Francis Xavier (StFX).
Objet : Diffusion d’informations erronées concernant la nouvelle politique d’admissibilité du CIO lors de l’entrevue avec la professeure de StFX le 31 mars 2026
Lien de l’émission : https://www.cbc.ca/listen/live-radio/1-100-ottawa-morning/clip/16206197-transgender-women-athletes-banned-womens-olympic-events-ioc
Chère Marie-Philippe Bouchard, Rebecca Zandbergen, Maxime Bertrand, Charlene Weaving et Dr Andrew Hakin,
Le Consortium international pour le sport féminin (ICFS) tient à exprimer sa stupéfaction et sa déception face à la diffusion, par CBC Ottawa (sous la présidence de Rebecca Zandbergen), de fausses informations qui discréditent les athlètes féminines au Canada et dans le monde entier. La nouvelle politique annoncée par le Comité international olympique (CIO) le 26 mars 2026 bénéficie du soutien de la plupart des femmes et des filles dans le sport. Une politique et un protocole d'admissibilité clairs et fondés sur le sexe protègent les athlètes féminines contre la discrimination et les préjudices.
Nous, l’ICFS (https://www.icfsport.org), sommes un regroupement d’organisations de dix pays dont la préoccupation spécifique est de veiller à ce que le sport pour les femmes et les filles soit réservé exclusivement aux femmes, pour des raisons de sécurité, d’équité et de résultats crédibles. La plupart des amateurs de sport comprennent le fait biologique fondamental que les femmes et les filles sont physiquement différentes des hommes et des garçons et qu’elles ont besoin d’une catégorie féminine dans les sports influencés par le sexe. C’est la raison pour laquelle il existe des catégories masculines et féminines dans la plupart des épreuves olympiques. Il s’agit donc d’une bonne nouvelle que le CIO ait décidé d’appliquer la limite catégorielle pour l’admission aux compétitions féminines.
L’entrevue de Rebecca Zandbergen avec Charlene Weaving (31 mars 2026) n’a pas offert aux auditeurs une couverture équilibrée du sujet en excluant complètement la perspective majoritaire favorable à la politique du CIO. La seule opinion diffusée a été celle des biais personnels et des craintes de Weaving concernant :
L’inefficacité de la épreuve SRY et les possibles faux résultats
[Réalité : Le test est hautement efficace et précis.]
L’utilisation « problématique » du terme « femme biologique »
[Réalité : Ce terme est un descripteur clair et nécessaire.]
Le fait que très peu d’hommes et de garçons entrent dans le sport féminin, laissant entendre qu’il s’agit d’un problème inexistant
[Réalité : Il existe de nombreuses preuves démontrant le contraire.]
Les griefs concernant les terribles protocoles de contrôle du passé
[Réalité : Les griefs du passé sont sans pertinence pour la politique actuelle.]
Le fait que le test SRY soit invasif et constitue une violation des droits de la personne
[Réalité : Le test SRY n’est ni l’un ni l’autre.]
Le déni qu’il existe un terrain de jeu équitable, laissant entendre qu’il est inutile d’en imposer un
[Réalité : Un terrain de jeu catégoriquement équitable existe pour les femmes et les filles lorsque les hommes sont exclus de leurs sports.]
Le fait que l’application des limites soit de la « transphobie » qui nuit aux femmes et aux filles
[Réalité : Ce cadrage est illogique et contre-productif.]
Le fait que les athlètes masculins puissent prendre de la testostérone supplémentaire via une Autorisation d’Usage à des Fins Thérapeutiques (TUE)
[Réalité : Tant le sens de ce commentaire que son application aux athlètes féminines sont déconcertants, la situation étant pratiquement inexistante aux Jeux olympiques.]
La minimisation du résultat du boxe féminin aux Jeux olympiques de Paris 2024 comme n’étant pas un scandale
[Réalité : Ce fut un énorme scandale, car des hommes atteints de DSD XY ont été autorisés à remporter des médailles d’or en agressant physiquement (avec des coups de poing offrant jusqu’à 162 % d’avantage) des boxeuses féminines dans le ring, devant le public entier.]
La présentation du soutien de Pierre Poilievre au commentaire pro-féminin de J.K. Rowling comme « préoccupant »
[Réalité : Ce n’est pas préoccupant. Au contraire, c’est grandement apprécié.]
Le point 9 est particulièrement erroné. Les généticiens médicaux, les biologistes du développement et la commission du CIO s’entendent pour dire que des athlètes comme la boxeuse Imane Khelif, atteintes de DSD XY, sont nées de sexe masculin (même si elles ont été assignées par erreur « féminine » à la naissance) et développent des avantages physiques masculins prononcés au cours de l’enfance et de la puberté. Puisqu’il s’agit d’hommes bénéficiant d’avantages masculins, il est dangereux et injuste de les inclure dans les compétitions féminines, surtout dans les sports de contact comme la boxe. Le test de dépistage SRY par écouvillon buccal, effectué par des professionnels au début de leur carrière sportive, est très utile car il permet d’identifier discrètement ces individus avant qu’ils ne soient exposés à un examen international et leur donne la possibilité de chercher des soins médicaux si nécessaire. C’est la façon la plus respectueuse et la plus efficace de préserver à la fois l’équité pour les athlètes féminines et la dignité des hommes atteints de DSD.
La CBC a manqué à son devoir envers son public en ne présentant pas une personne capable d’exprimer l’opinion majoritaire sur cette question. Nous permettons-nous de recommander les femmes suivantes, qui sont en mesure d’offrir un argumentaire solide en faveur d’une catégorie exclusivement féminine :
Dr Emma Hilton (Royaume-Uni)
Nancy Hogshead-Makar (États-Unis)
Cathy Devine (Royaume-Uni)
Fiona McAnena (Royaume-Uni)
Dr Linda Blade (Canada)
Nous serions heureux de mettre ces expertes en contact avec CBC pour de futures entrevues ou débats sur les nouvelles directives du CIO.
Puisque la perspective contraire n’a pas été offerte dans votre émission du 31 mars, nous la présentons ici : Alors que Charlene Weaving considère la nouvelle politique du CIO comme un recul décourageant, nous y voyons un retour bienvenu à un contrôle approprié de la catégorie féminine que le CIO avait abandonné à tort il y a quelque 26 ans. Les athlètes féminines avaient alors de bonnes raisons — comme elles en ont encore aujourd’hui — d’appuyer des mesures applicables protégeant leur droit à un sport sûr et équitable.
Au cours des deux dernières décennies, les défenseurs du sport féminin ont assisté avec horreur silencieuse aux tâtonnements du CIO en matière de politique d’admissibilité féminine : d’abord en autorisant les hommes castrés (2003), puis en supprimant l’exigence chirurgicale et en permettant aux hommes à faible taux de testostérone qui s’identifient comme femmes (2015), et enfin en instaurant une politique « Cadre » qui remettait en question l’avantage compétitif masculin (2021). Chaque fois, la situation s’est aggravée pour les Olympiennes et pour la crédibilité du CIO, le dernier exemple étant le scandale de la boxe aux Jeux olympiques de Paris 2024.
Le retour du CIO à une exigence stricte de catégorie exclusivement féminine, appliquée par un test de dépistage SRY par écouvillon buccal, constitue un soulagement bienvenu.
Cela viole-t-il les droits de la personne ? NON : Cela garantit la sécurité et l’équité des droits des femmes fondés sur le sexe dans le sport ; une exigence principale selon la CEDAW (articles 1, 10 et 13). Dans votre pays, la Charte canadienne des droits et libertés (CCRF) (Government of Canada, 1982) et la Loi canadienne sur les droits de la personne (CHRA) (Government of Canada, 1985), conformément aux traités internationaux des Nations Unies, protègent légalement contre la discrimination fondée sur le sexe. La CCRF garantit la liberté de pensée, de croyance, d’opinion et d’expression (art. 2b) et précise que ces « droits et libertés sont garantis également aux personnes des deux sexes » (art. 28).
Cela viole-t-il la Charte olympique ? NON : Le 6e Principe fondamental de l’Olympisme stipule que « la jouissance des droits et libertés énoncés dans la présente Charte olympique doit être assurée sans discrimination d’aucune sorte, telle que race, couleur, sexe […] ». Le CIO a le devoir de reconnaître les athlètes et l’équité sur la base du sexe. Permettre à un homme de participer au sport féminin constitue une discrimination fondée sur le sexe.
Une technologie améliorée du CIO par écouvillon buccal, qui identifie rapidement et discrètement la présence du gène SRY masculin, constitue la solution à plus de deux décennies d’ambiguïté anti-scientifique dans la détermination de qui peut être considéré comme une athlète féminine.
Nous partageons l’espoir de la Rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence contre les femmes et les filles, Reem Alsalem, que cette nouvelle position du CIO aura également un impact aux niveaux local et national, afin que les athlètes féminines de tous âges et de tous niveaux puissent bénéficier d’un sport sûr, équitable et crédible.Nous recommandons vivement que la CBC adopte une approche plus équilibrée dans ses futurs reportages sur les politiques sportives concernant la catégorie féminine.
Veuillez en prendre bonne note.
Cordialement,
Les membres fondateurs de l’ICFS
Courriel : hello@ICFSport.org


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