top of page
Rechercher

LETTRE OUVERTE À ROWING CANADA AVIRON (RCA)

  • il y a 9 heures
  • 4 min de lecture

14 février 2026


À l’attention de : Tracey Black (Présidente) et Jeff Powell (PDG)


Objet : Éligibilité en aviron et maltraitance des rameuses


Chère Tracey Black, cher Jeff Powell et Direction de la RCA,


Le Consortium international sur le sport féminin (ICFS ; https://www.icfsport.org) s’oppose fermement à la politique d’« inclusion » actuelle de la RCA, qui a pour effet de décourager et d’exclure les rameuses du sport qu’elles aiment.


Votre politique actuelle stipule : « À la fois aux niveaux récréatif et compétitif, une personne doit participer dans la catégorie de genre avec laquelle elle s’identifie. »


Cette position est terriblement dépassée et contraire aux intérêts des rameuses au Canada. Selon cette politique, n’importe quel homme peut prétendre être une femme – sans question ni vérification – et concourir contre des rameuses, s’assurant ainsi de s’approprier librement les prix et les places sur le podium destinées aux femmes. Cela n’a aucun sens.


Les hommes possèdent un avantage physique considérable sur les femmes dans tout sport exigeant de la force et de l’endurance. L’aviron est sans aucun doute un sport influencé par le sexe, c’est pourquoi il existe des catégories masculines et féminines. Si l’objectif est de mélanger hommes et femmes en aviron, à quoi bon avoir une catégorie féminine ?


Nous savons (par des correspondances privées) que des rameuses canadiennes souffrent de détresse mentale en raison de la politique actuelle de la RCA, car elles doivent endurer l’injustice et l’humiliation psychologique de devoir concourir contre des hommes qui s’identifient comme des femmes ; au point d’être exaspérées.


Pour la RCA de prétendre que votre organisation favorise la « fairness, respect, equity and inclusion » pour tous les rameurs est faux. Permettre aux hommes de dominer les femmes dans la catégorie féminine n’est ni juste ni respectueux. Cela crée des obstacles inutiles à la réussite et aboutit au contraire de l’« inclusion » en excluant littéralement les rameuses de leurs places légitimes sur le podium et dans les classements.


Ironiquement, la forme particulière d’« inclusivité » de la RCA constitue une violation évidente de la toute récente « Politique sur le sport sécuritaire » de la RCA. Dans la section dix-sept, la « maltraitance » d’un athlète est décrite comme : Tout acte volontaire d’un individu [par ex. un homme décidant de concourir contre une femme] qui entraîne un préjudice ou un risque de préjudice physique ou psychologique à un autre individu [par ex. l’angoisse psychologique résultante de toute compétitrice féminine due à une injustice évidente].


La direction de la RCA semble aveugle au fait que votre politique « d’inclusion des hommes dans l’aviron féminin » constitue une « maltraitance psychologique » des rameuses à l’échelle organisationnelle. Voici comment le document « Sport sécuritaire » de la RCA définit la « maltraitance psychologique » : Tout schéma ou incident grave unique de conduite délibérée ayant le potentiel d’être préjudiciable au bien-être psychologique d’un individu.

En tant que dirigeants de la RCA, vous pourriez objecter en disant : « Non ! En adoptant notre politique d’inclusion, nous n’avions en aucun cas l’intention de causer une maltraitance psychologique parmi les rameuses canadiennes ! »


Mais la position de votre « Sport sécuritaire » répond à cette objection : La maltraitance psychologique est déterminée par le comportement objectif, et non par l’intention de causer un préjudice ou par le fait que le préjudice résulte effectivement du comportement. En d’autres termes, indépendamment de l’intention, le fait que la politique « d’inclusion trans » de la RCA cause effectivement de l’anxiété mentale et de la dépression chez vos rameuses rend votre organisation coupable de maltraitance psychologique de l’ensemble de la classe féminine.


Lorsque nous avons souligné ces contradictions évidentes à l’une de vos rameuses récemment, elle a exprimé ses sentiments de défaite et d’impuissance en ces termes : «

J’ai lu la politique sur le sport sécuritaire de nombreuses fois, et je crains qu’elle soit utilisée contre moi si je me plains des hommes dans mon sport / vestiaire. L’identité de genre d’un homme l’emporte toujours sur celle d’une femme dans ce monde à l’envers. Je peux argumenter [plein de choses personnelles], mais cela sera rejeté parce qu’un homme avec une identité de genre serait contrarié. »


La diminution du sentiment d’autonomisation personnelle d’une rameuse décrit ci-dessus démontre que le véritable résultat des politiques de la RCA est de créer une situation qui n’est en rien « équitable » entre les rameurs masculins et féminins.

En tant que collectif de groupes de défense des femmes issus de 10 pays dont le mandat spécifique est de plaider pour la préservation de la catégorie sportive exclusivement féminine, il nous incombe d’objecter à ces contradictions dans les politiques de la RCA et à ce mépris flagrant pour le bien-être physique et psychologique des femmes au sein de votre organisation.


Nous recommandons que les rameuses de la RCA seraient bien mieux servies par l’adoption de la politique d’éligibilité de British Rowing ; selon laquelle seules les personnes nées de sexe féminin sont éligibles pour l’aviron féminin et tous les autres compétiteurs peuvent être pleinement inclus dans la catégorie « ouverte ». De cette manière, personne possédant un avantage compétitif masculin n’est autorisé à compromettre l’équité et la sécurité des rameuses au Canada.


Étant donné que le Comité international olympique (CIO) est maintenant sur le point d’entreprendre une refonte complète de ses propres positions en matière d’éligibilité dans tous les sports en vue des Jeux olympiques d’été de 2028 à Los Angeles, nous estimons qu’il est dans l’intérêt supérieur de la RCA et de ses membres de prendre les devants face à ces évolutions, pour le bien de tous les rameurs au Canada.


Veuillez y réfléchir.


Dans le service de la sécurité et de l’équité pour les athlètes féminines,


Les membres fondateurs de l’ICFS



Response to SCOTUS proceedings on the permissibility of Title IX

LETTRE OUVERTE À ROWING CANADA AVIRON (RCA)

 
 
 
ICFSport Logo.png
ICFSport Logo.png
bottom of page